vendredi 29 mars 2013

Entretiens à l'EBP

Plusieurs personnes sont venues vers moi pour s'informer sur les questions posées à l'entretien de l'EBP.

Je vais donc en faire un post pour éclairer le plus grand nombre d'entre-vous. Tout d'abord,
ne vous inquiétez-pas, l'EBP est une grande école de par sa réputation et de par sa taille. Il y a 4 sessions de 1 ou 2 groupes de 12 personnes : octobre, novembre, janvier et février. Cela représente potentiellement 96 places de pâtissiers adultes disponibles chaque année. Il devrait y en avoir une pour vous tout de même, n'est-ce pas ? Petite astuce, si vous voulez être sûr d'avoir une place, demandez la session d'octobre. C'est la moins demandée puisqu'elle se termine en mars, soit 2 mois avant le CAP et donc 2 mois sans toucher à la pâtisserie mis à part tout seul chez soi. Moi, ça me va comme solution puisque j'ai le temps d'assimiler tout ce qu'on a vu mais je comprends que cela puisse poser problème.

Ce qu'il faut savoir, c'est que l'EBP est une école qui respecte principalement les adultes en tant que personne et non en tant qu'étudiant. Vous aurez le privilège de tutoyer vos profs contrairement aux petits jeunes. Et l'ambiance y est très sympa. Peut-être parfois un peu trop, ils ne nous mettent pas autant la pression qu'en stage dans une pâtisserie et le contraste est d'autant plus douloureux.
C'est donc un entretien sans pression que vous allez passer.
Ils vont simplement s'assurer que vous êtes motivé, résistant au stress, que vous avez un projet intéressant et que vous savez dans quoi vous allez mettre les pieds.
Pour le projet, ils vont écarter les gens qui ne savent pas ce qu'ils veulent faire (mais c'est rarement le cas pour ce type de formation) et surtout les femmes au foyer qui veulent faire de meilleurs gâteaux pour leurs enfants.
Pour être sûr que vous savez où vous allez mettre les pieds, ils vont vous demander de faire un stage d'une semaine ou 2 en pâtisserie. Pour ma part, étant en Pôle Emploi, j'ai pu demander à faire une EMT, Evaluation en Milieu de Travail. C'est leur convention de stage à eux.
Pas besoin de réviser vos classiques de pâtisserie. L'EBP n'est pas comme d'autres écoles qui se veulent élitistes et qui ont posé des questions absurdes à des personnes de ma promotion telles que "Qu'est-ce que la crème Chiboust ?". Franchement, si on savait ça, pourquoi faire la formation chez vous ?

Bref, ne stressez pas avant l'entretien. Et si jamais vous avez des questions spécifiques, n'hésitez pas à les poser en commentaires.
Et si jamais l'entretien n'a pas fonctionné, passez le CAP en candidat libre. Beaucoup le font et le taux de réussite est loin d'être mauvais. Aidez-vous de ce site pour réussir le CAP.


4 commentaires:

  1. J'adore votre blog!!!
    je viens de le decouvrir tous vos sujets sont tres interessants
    Merci

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  2. Bonjour,
    Je viens juste de découvrir votre blog et je tiens d'abord à vous remercier pour votre démarche.
    En effet à 32 ans et après quelques années de questionnement sur mon avenir professionnel (environ encore 30 ans à tirer!) je me suis dit pourquoi pas associer ce que j'aime (avoir les mains dans la farine et voir les gens se régaler de mes créations) avec ce que je sais faire (du commerce).D'où l'idée de la reconversion dans la pâtisserie. Seulement je me pose une question (enfin 1 c'est pour faire court...): y a t il un niveau minimum requis dans la pratique de la pâtisserie pour être accepté en CAP? Parce que bon disons le franchement pour le moment je fais surtout des gâteaux, muffins, etc mais mon objectif serait d'ouvrir une pâtisserie-salon de thé.
    Merci d'avance de votre réponse et bonne chance en Thaïlande
    PS: votre bout de chou est adorable

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    1. Bonjour Anonyme !
      Merci pour le bout de chou mais duquel vous parlez ? Celui à la vanille, au café, chocolat ? Gnarf, gnarf, humour basique de pâtissier ;)
      Alors, pour faire aussi court que votre question, non, vous n'avez pas besoin de savoir faire quoi que ce soit. On vous apprendra tout. Au début, ceux qui ont beaucoup pratiqué sont meilleurs et à la fin, les autres les rattrapent en niveau, voire les dépassent.
      Ensuite, quelques pâtissiers pros vous diront que 6 mois ne sont pas suffisants pour ouvrir sa boutique. Laissez-les dire. On passe des examens blancs et les notes supérieures à 10 montrent que les produits sont commercialisables et les profs notent plutôt sévèrement. Et dans l'année, c'est occasionnel d'avoir moins de 10. La seule chose qui pourrait poser problème, c'est le manque d'organisation et de dextérité dans une boutique et ça, ça s'acquière avec l'expérience.
      Tenez-moi au courant de votre évolution !
      Greg

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